Ma vie de femme en construction

Retiens ce que la vie t'apprend, tout ce que nous endurons est une leçon nécessaire.

Il y a des maladies qui vues de loin ne paraissent pas en être, alors que ceux qui les vivent de près se rendent bien compte que ça en est.

Je parlerai ici de l’alcoolisme, sujet non traité à la légère…

Les évènements que l’on rencontre dans notre vie nous laissent des traces qui déclenchent des réactions inattendues. Du jour au lendemain, on devient méconnaissable, une autre personne et ce qu’on voit dans le miroir, on le prend en dégoût …

On entre en déprime et tout doucement on coule dans la dépression, on ne se lève plus du lit, on ne se lave plus, on mange ce qu’on trouve, on traîne, on sait que les gens avec lesquelles on passe du temps ne vont pas améliorer notre état mais on reste avec eux. On est comme lobotomisé. On ne réfléchit plus ou mal et/ou trop mais ces réflexions n’amènent pas au changement INTÉRIEUR.

Le changement est une porte qui s’ouvre de l’intérieur.

On ne veut pas ouvrir cette porte mais on s’assoit devant en se disant qu’on va le faire, mais l’action reste dans le domaine de la pensée et notre état demeure inchangé.

On souffre d’être dans cet état et notre état fait souffrir ceux qui nous entoure.

On voudrait changer mais on en a pas la force. On ne va pas chercher cette force. On ne va pas chercher cette volonté.

Alors on s’enfonce dans les boissons alcoolisées. Alors on s’enfonce dans un silence qui crie notre malaise, notre mal-être et notre mal-faire.

Oui, il y a quelque chose qu’on a mal fait et qui nous pèse, on gère mal d’être comme on est, on gère mal d’avoir perdu un être cher, on gère mal dans la répartition d’amour/d’affection aux personnes qui sont auprès de nous. On gère mal. On se gère mal.

On s’enferme dans un orgueil et parfois quand on y arrive, on paraît ! Tout va bien, tout est beau. On est « classement » vêtu du lundi au lundi. On éblouit les gens par notre extérieur, notre sourire chaleureux, l’expression de notre « bonne humeur » …

Mais au fond … on va mal. Et ceux qui seront encore là en fin de soirée, à la fermeture du bistro, verront le masque tombé. La maîtrise de soi laissera place au manque de contrôle, à l’ivresse.

Comment quelqu’un qui va bien, qui est sensé s’aimer peut s’affliger autant de mal en consommant à outrance et en se mettant dans des positions embarrassantes ?!

L’amour ne fait pas de mal.

Ni À soi ni À autrui.

L’alcoolisme est une auto-mutilation. Certains se mutilent physiquement, d’autres le font au travers de l’alcool.

C’est de l’auto-destruction.

Mais comment regardons-nous ces personnes qui sont malades ? On peut avoir du mépris parce qu’on éprouve de l’incompréhension face à l’incompris, on se sent démuni face à celui qui est démuni.


Parce qu’on est mis de côté car pas dans la confidence de ce qui a suscité cet état ou le pourquoi de sa pérennité.

L’alcoolisme est un ennemi, il détruit ces personnes qui sont faibles mentalement, qui ont l’air fort mais qui sont profondément faibles et blessés.


On est exaspéré, dégoûté, écœuré parce que c’est du temps de perdu. Du temps hors contexte familial. C’est des boulots de perdus, parce que pas de réveil après des nuits bien arrosées.

C’est des cœurs meurtris parce que le moindre malentendu, c’est des coups portés et/ou des propos blessants qui retentissent. C’est une paix brisée, parce que chaque retour nocturne c’est la peur de ce qui pourrait se passer qui serre le ventre.

L’alcoolisme est une maladie qui part d’un évènement mal géré, non digéré et comme on ne sait pas comment le dire, on sombre dans les sombres nuits froides réchauffées par les degrés de la consommation.

Cet ennemi je vis avec … Cet ennemi pourri ma vie et celle de ceux qui me sont chers.

Supporterais-je de continuer à endurer ça dans mon mariage ?

Ce que l’alcoolisme a construit au travers de la rancune, de la haine, de la déception … L’amour que l’on a pour soi et pour la personne qui est prisonnière doit nous donner la force de supporter et de l’aider à en sortir, à en sortir ensemble. Car le blessé blesse, on se retrouve donc à deux dans un sale état.


Mais comment faire ?!

🤔🤔🤔

En ayant la foi (même petite)

Qu’on manifeste au travers de la prière, de paroles de vie, positives et aussi dans notre comportement. Croire que la maladie peut laisser place à la guérison (physique comme mentale).

En ayant de la compassion.

Son comportement est un appel à l’aide couvert, étouffé. Un message s’y cache, il faut donc savoir discerner et avoir une approche très prudente. Son orgueil empêche l’expression, de ce qui ronge intérieurement. Le plus à prendre en « pitié » n’est pas soi-même au 1er abord, même si la personne « saine » n’est pas à négliger pour autant.

En ayant de la patience.

Le changement ne viendra pas du jour au lendemain. Si une stratégie ne fonctionne pas, ne pas s’acharner mais en changer ou juste diversifier pour ne pas sombrer dans une monotonie. Même dans l’attente on peut rendre les choses « agréables ».

En ayant de la sagesse.

Dans nos rapports, nos propos, notre attitude … La réception de certaines paroles qui paraissent anodines ne le sont pas pour la personne alcoolisée. Elle est doublement à fleur de peau, susceptible.

Ce qui veut dire, bien peser ses mots, savoir quand les dires. Ne pas rouler des yeux, soupirer ou toute démonstration de son ressenti dans ce moment inconfortable. L’autre est tout aussi mal que nous voire bien plus.

L’alcoolisme est l’appel à l’aide auquel il faut répondre avant que le cri final et sans retour ne soit (sérieusement) envisagé (le suicide).

Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes.

Romains 15.1

Consolez ceux qui ont l’esprit abattu, soulagez/venez en aide aux faibles, soyez patients envers tous.

1 thessaloniciens 5.14

 

Aide refusée

Quand tout ce qui est mentionné plus haut sera appliqué (sachant que la liste n’est exhaustive) l’aide qui aura été refusée pourrait bien changer en acceptation.

Accepter de changer, de devenir meilleur que ce qu’on était. Puiser en soi et trouver la force de sortir, de se déterrer de ce qu’on a laissé nous atterrer.

Accepter d’avancer et de ne plus laisser le passé et les vieilles rancœurs nous prendre des heures, nous prendre du temps, nous perdre du temps.

Prenons soi de nous, prenons soin de ceux qui nous sont chers et même au-delà, parce qu’au fond c’est ça le véritable amour : le souci de l’autre et la volonté de l’aider à aller mieux.

C’est pas facile mais si on accepte de se faire aider en attendant que l’autre accepte de se faire aider, on finira par y arriver.

Le moteur pour y arriver … la PERSÉVÉRANCE, la DÉTERMINATION, la CONSTANCE, l’ENDURANCE

La (bonne) clé qui le mettra en marche : l’AMOUR


Maintenant l’amour de chacun a sa limite. À toi de savoir jusqu’où tu es capable d’aller, de supporter et surtout : est ce que ça en vaut la peine.

Il y a malheureusement des investissements qui ne sont pas rentables et à défaut d’en ressortir lamentable vaut mieux jouer carte sur table avec soi-même, bien plus si on se rend compte que la personne (malade) refuse de changer et justifie son mauvais comportement et s’y « plaît »…

Dans tous les cas : la réponse, la décision se trouve en toi.

Construisons nous un meilleur lendemain tant que nous le pouvons.

Constructivement votre … ❤️

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